Le Tigre HAD a réussi son premier tir opérationnel du missile air-sol Hellfire.

L’aviation légère de l’armée de Terre teste le prototype du Tigre version appui-destruction (HAD). Pendant huit semaines, cet hélicoptère va être évalué dans son environnement militaire en vue de proposer son adoption.

Depuis 2005, le Tigre fait partie des équipements de l’armée de Terre.
La version appui-protection (HAP) de cet hélicoptère a d’abord équipé l’école franco-allemande (EFA) du Cannet des Maures puis le 5e régiment d’hélicoptères de combats (5e RHC) et le  4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS).

Les 37 appareils livrés à ce jour ont déjà prouvé leur efficacité, en journée comme de nuit, en Afghanistan et en Libye. Mais pour optimiser cette efficacité, le besoin opérationnel global sur ce type d’armes est de 40 Tigre HAP ainsi que 40 Tigre HAD.

L’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) se prépare donc à connaître une nouvelle évolution avec l’arrivée des premiers Tigre HAD dans ses unités à partir de fin 2012. Notamment pour reprendre les missions de destruction d’objectifs blindés, enterrés ou à forte valeur ajoutée. Mais avant, ils doivent être testés.

Un premier appareil a donc été mis à la disposition du groupement aéromobile de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT) pour son évaluation technico opérationnelle (EVTO) d’une durée de huit semaines.
Pendant cette période, quatre campagnes de tirs vont être réalisées au centre d’essais de la direction générale de l’armement (DGA) sur l’île du Levant.

D’ailleurs, le 7 juin, devant une trentaine d’observateurs dont le général Pertuisel commandant l’ALAT, le Tigre HAD a réussi son premier tir opérationnel du missile air-sol Hellfire. Sa portée est de 8 km et le guidage par désignation laser.